11 novembre 2014

Harmonie du soir

Voici venir les temps où vibrant sur sa tige

Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Les sons et les parfums tournent dans l'air du soir;
Valse mélancolique et langoureux vertige !

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Chaque fleur s'évapore ainsi qu'un encensoir;
Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige;
Valse mélancolique et langoureux vertige!
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir.

Le violon frémit comme un cœur qu'on afflige,
Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir !
Le ciel est triste et beau comme un grand reposoir;
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige.

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Un cœur tendre, qui hait le néant vaste et noir,
Du passé lumineux recueille tout vestige !
Le soleil s'est noyé dans son sang qui se fige...
Ton souvenir en moi luit comme un ostensoir!

 

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Les Fleurs du mal - Spleen et Idéal - Charles Baudelaire 

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27 octobre 2014

Avec un peu d'avance je vous souhaite un Joyeux Halloween

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21 septembre 2014

Feuilles d'automne

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12 septembre 2014

Un jour je vis.......

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Un jour je vis, debout au bord des flots mouvants,
Passer, gonflant ses voiles,
Un rapide navire enveloppé de vents,
De vagues et d’étoiles ;

Et j’entendis, penché sur l’abîme des cieux,
Que l’autre abîme touche,
Me parler à l’oreille une voix dont mes yeux
Ne voyaient pas la bouche :

« Poète, tu fais bien ! Poète au triste front,
Tu rêves près des ondes,
Et tu tires des mers bien des choses qui sont
Sous les vagues profondes !

La mer, c’est le Seigneur, que, misère ou bonheur,
Tout destin montre et nomme ;
Le vent, c’est le Seigneur ; l’astre, c’est le Seigneur ;
Le navire, c’est l’homme. »

 

Victor Huguo

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La rentrée...

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la rentrée

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24 août 2014

Merci à mes 40 000 visteurs !

remerciement 40 000 visiteurs

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22 juillet 2014

La terre

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LA TERRE

Tu n’es que ma vermine.
Le sommeil, lourd besoin, la fièvre, feu subtil,
Le ventre abject, la faim, la soif, l’estomac vil,
T’accablent, noir passant, d’infirmités sans nombre,
Et, vieux, tu n’es qu’un spectre, et mort, tu n’es qu’une ombre.
Tu t’en vas dans la cendre ! Et moi je reste au jour ;
J’ai toujours le printemps, l’aube, les fleurs, l’amour ;
Je suis plus jeune après des millions d’années.
J’emplis d’instincts rêveurs les bêtes étonnées.
Du gland je tire un chêne et le fruit du pépin.
Je me verse, urne sombre, au brin d’herbe, au sapin,
Au cep d’où sort la grappe, aux blés qui font les gerbes.
Se tenant par la main, comme des sœurs superbes,
Sur ma face où s’épand l’ombre, où le rayon luit,
Les douze heures du jour, les douze heures de nuit
Dansent incessamment une ronde sacrée.
Je suis source et chaos ; j’ensevelis, je crée.
Quand le matin naquit dans l’azur, j’étais là.
Vésuve est mon usine, et ma forge est l’Hékla ;
Je rougis de l’Etna les hautes cheminées.
En remuant Cuzco, j’émeus les Pyrénées.
J’ai pour esclave un astre ; alors que vient le soir
Sur un de mes côtés jetant un voile noir,
J’ai ma lampe, la lune au front humain m’éclaire ;
Et si quelque assassin, dans un bois séculaire,
Vers l’ombre la plus sûre et le plus âpre lieu
S’enfuit, je le poursuis de ce masque de feu.
Je peuple l’air, la flamme et l’onde : et mon haleine
Fait comme l’oiseau-mouche éclore la baleine ;
Comme je fais le ver, j’enfante les typhons.
Globe vivant, je suis vêtu des flots profonds,
Des forêts et des monts ainsi que d’une armure.

Victor HUGO, La Légende des Siècles.

sauvons notre planéte

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15 juillet 2014

L'amitié

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L'Amitié

 

L’amitié me fait penser à la tendre enfance
Synonyme de sagesse et de la pure innocence.
L’amitié est toujours une aventure aux beaux souvenirs
Qui rafraîchissent nos cœurs et ne risquent de finir.

Dans notre vie, des évènements entrent et sortent
Seuls, l’amitié et l’amour, restent et persistent.
En amitié, c’est toujours le premier pas qui compte
Ne jamais s'en méfier car c’est sûrement un bon escompte.

Avec l’amitié on peut aider l’autre sans rien lui offrir
C’est une tâche paisible sans qu’on risque d’en souffrir.
L’amitié a le bien fait de soulager des âmes
De combattre la souffrance et essuyer des larmes.

L’amitié germe et grandit dans les cœurs tendres
Ne vieillit pas et n’est jamais cendres.
Les mots d’un bon ami peuvent consoler
Quand l’âme est perdue et déboussolée.

Pour un vrai ami, tu n’es plus une simple adresse
Tu es la passion, l’espoir et la belle tendresse.
Même si l’amitié n’est parfois qu’un simple mirage
C’est une vraie passion que beaucoup se partagent.

Alors, tendons nos bras et essayons de prouver
Que l’amitié nous aide à s'évader et à mieux se retrouver

 

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05 juillet 2014

Le petit nuage triste

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Tout là haut dans le ciel, à l’abri des regards,

Un petit nuage tout blanc pleurait à chaudes larmes,

Silencieux et discret comme un été qui part,

Sans faire le moindre bruit, sans le moindre vacarme,

En se cachant des autres, il pleurait dans son coin,

Comme on pleure simplement quand on est malheureux,

En regardant la pluie, vers l’horizon lointain,

Que déversaient ses frères en un torrent furieux.

 

Soudain Monsieur le Temps qui passait près de lui,

Lui demanda alors pourquoi un tel chagrin,

Pourquoi tout ce malheur, pourquoi pleurer ainsi,

Le petit nuage qui pleurait

 

Alors que tous ses frères vers l’horizon lointain,

Déversaient autant d’eau, déversaient tant de pluie,

En un torrent furieux qui inondait la terre,

Inondant les forêts et les vertes prairies

En faisant déborder les océans et mers.

 

Le petit nuage tout blanc lui répondit alors,

Qu’il était trop petit pour déverser tant d’eau,

Qu’il lui fallait grandir et encore et encore

Pour arriver alors à se joindre au troupeau,

Pour arriver aussi, au milieu de ses frères,

A inonder la terre et les vertes prairies,

En faisant déborder les océans et mers

Et arriver aussi, à faire tomber la pluie.

 

Alors Monsieur le Temps le prenant par la main,

Lui dit tout simplement de regarder en bas,

De regarder les fleurs mouillées par son chagrin

Et que ses larmes à lui leurs suffisaient déjà,

A être aussi jolies, qu’il n’en fallait pas plus,

Et que vers l’horizon où ses frères inondaient,

Les forêts et les champs, les prairies et les rues,

Les fleurs tout simplement, refusaient de pousser.

 

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24 juin 2014

J'avais devant les yeux les ténèbres

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J’avais devant les yeux les ténèbres

 

L’abîme qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime,
était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.
Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile, je m’écriais :
« Mon âme, ô mon âme ! il faudrait, pour traverser ce gouffre,
où nul bord n’apparaît, et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,
bâtir un pont géant sur des millions d’arches.
Qui le pourra jamais ? Personne ! ô deuil ! effroi ! pleure ! »
Un fantôme blanc se dressa devant moi
et ce fantôme avait la forme d’une larme ;
c’était un front de vierge avec des mains d’enfants :
il ressemblait au lys que la blancheur défend :
ses mains en se joignant faisaient de la lumière.
Il me montra l’abîme où va toute poussière,
si profond que jamais un écho n’y répond ;
et me dit : « si tu veux je bâtirai le pont ».
Vers ce pâle inconnu je levais ma paupière.
Quel est ton nom ? lui dis-je. Il le dit : 'la prière'.

(Un pont géant - Victor Hugo - Poème écrit lors du décès de sa fille)

 

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