05 juillet 2014

Le petit nuage triste

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Tout là haut dans le ciel, à l’abri des regards,

Un petit nuage tout blanc pleurait à chaudes larmes,

Silencieux et discret comme un été qui part,

Sans faire le moindre bruit, sans le moindre vacarme,

En se cachant des autres, il pleurait dans son coin,

Comme on pleure simplement quand on est malheureux,

En regardant la pluie, vers l’horizon lointain,

Que déversaient ses frères en un torrent furieux.

 

Soudain Monsieur le Temps qui passait près de lui,

Lui demanda alors pourquoi un tel chagrin,

Pourquoi tout ce malheur, pourquoi pleurer ainsi,

Le petit nuage qui pleurait

 

Alors que tous ses frères vers l’horizon lointain,

Déversaient autant d’eau, déversaient tant de pluie,

En un torrent furieux qui inondait la terre,

Inondant les forêts et les vertes prairies

En faisant déborder les océans et mers.

 

Le petit nuage tout blanc lui répondit alors,

Qu’il était trop petit pour déverser tant d’eau,

Qu’il lui fallait grandir et encore et encore

Pour arriver alors à se joindre au troupeau,

Pour arriver aussi, au milieu de ses frères,

A inonder la terre et les vertes prairies,

En faisant déborder les océans et mers

Et arriver aussi, à faire tomber la pluie.

 

Alors Monsieur le Temps le prenant par la main,

Lui dit tout simplement de regarder en bas,

De regarder les fleurs mouillées par son chagrin

Et que ses larmes à lui leurs suffisaient déjà,

A être aussi jolies, qu’il n’en fallait pas plus,

Et que vers l’horizon où ses frères inondaient,

Les forêts et les champs, les prairies et les rues,

Les fleurs tout simplement, refusaient de pousser.

 

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24 juin 2014

J'avais devant les yeux les ténèbres

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J’avais devant les yeux les ténèbres

 

L’abîme qui n’a pas de rivage et qui n’a pas de cime,
était là, morne, immense ; et rien n’y remuait.
Au fond, à travers l’ombre, impénétrable voile, je m’écriais :
« Mon âme, ô mon âme ! il faudrait, pour traverser ce gouffre,
où nul bord n’apparaît, et pour qu’en cette nuit jusqu’à ton Dieu tu marches,
bâtir un pont géant sur des millions d’arches.
Qui le pourra jamais ? Personne ! ô deuil ! effroi ! pleure ! »
Un fantôme blanc se dressa devant moi
et ce fantôme avait la forme d’une larme ;
c’était un front de vierge avec des mains d’enfants :
il ressemblait au lys que la blancheur défend :
ses mains en se joignant faisaient de la lumière.
Il me montra l’abîme où va toute poussière,
si profond que jamais un écho n’y répond ;
et me dit : « si tu veux je bâtirai le pont ».
Vers ce pâle inconnu je levais ma paupière.
Quel est ton nom ? lui dis-je. Il le dit : 'la prière'.

(Un pont géant - Victor Hugo - Poème écrit lors du décès de sa fille)

 

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17 juin 2014

Aimer, c'est ...

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Aimer, c’est… prendre soin de l’autre
Ne pas le taper, mais le protéger,
L’accepter dans les jeux.
Aimer, c’est… t’ouvrir ma cour
Où le soleil brillera pour nous deux.

poème miroir

 

Aimer, c’est… dessiner chaque matin
Un bouquet de fleurs.
Nourrir la confiance et l’espérance.
Aimer, c’est… te raconter mes rêves
Pour que tu puisses les partager.

poème miroir

 

Aimer, c’est… un grand pays.
Un pays de bisous
Où la douceur est à la fête.
Aimer, c’est… murmurer et oublier
Ce qu’il y a autour de moi, de toi, de nous

poème miroir

 

Oh! Oui, aimer Aimer, c’est… prendre soin de toi, Te couvrir de baisers et de caresses, Ne pas te mentir, te respecter. Aimer, c’est… te laisser me susurrer Des douceurs à l’oreille.

poème miroir

 

Aimer, c’est… un long voyage À l’itinéraire inconnu.

poème miroir

Une balade risquée, mais stimulante. Aimer, c’est… t’ouvrir mon âme Pour que tu y puises la lumière.

Aimer, c’est prendre la décision De s’engager à parcourir La vie ensemble. Aimer, c’est… te suivre  Partout où tu voudras bien de moi.

 

 

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06 juin 2014

L'air embaumait ce matin...

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L'air en ce matin là était clair et léger

 

Embaumait des senteurs de fleurs et de prés

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Nous sommes partis tous deux en haut sur la colline

 

En suivant les sentiers, parmi les églantines......

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Et nous rêvions d'un monde où les hommes seraient bien

 

Où chacun penserait à aider son voisin

 

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Où l'on partagerait et les joies et les peines

 

Où n'existeraient plus ni l'envie ni la haine.

 

Ce monde viendra-t-il s'établir sur la Terre ?

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Ne sommes-nous pas tous et des sœurs et des frères ?

 

Nous l'ignorons bien sûr, mais pouvons l'espérer

 

Commençons tout de suite : il ne faut pas tarder

 

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02 juin 2014

Dans la clairière.....

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Dans la clairière, entre les hêtres roux,

Un petit lac donne des rendez-vous.
Une biche y passe à petits pas légers,
Le cèpe y naît, l'écureuil y surgit.
Le hérisson y roule son défi.
Ces doigts futés qui courent dans mon cou,
Ces rires clairs venus on ne sait d'où,
Ce vent narquois, et soudain, étonnée,
La biche, là, devant moi qui m'étonne,
N'est-ce pas vous, mes moqueuses, les fées ?

(Pierre Moussarie)

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fée qui court

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12 mai 2014

Les sirènes

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Les Sirènes

 

Mi-femmes, mi-poissons
Mi-anges, mi-démons
Aphrodite pour âmes mortelles
Belles, séduisantes et amantes éternelles
A l'âme d'océan et au cœur de pierre
A l'âme errante et au cœur solitaire.

Un chant sublime s'élève des profondeurs de la mer
Un chant magnifique qui résonne sur les façades côtières.
Que ce soit la Sirène, reine des flots, au superbe chant
Ou l'Ondine des rivières aux cheveux d'argent
L'Océanide vivant dans des palais sous-marins de nacre et de cristal, la belle
La Néréide, la sombre, luxure et cruelle
La Lorelei, fille du Rhin, jouant de la guitare sur un rocher
La Naïade aux écailles nacrées qui aime subtilement se peigner.

Mélodieux et terrible est leur chant
Harmonieux et fatal pour celui qui l'entend
Grâce à leurs charmes, elles entrainent leurs mortels amants
Au fond des abysses, jusque dans le néant
Mais qu'avec eux elles emportent une partie de leur amour
Qu'elles perdent ensuite pour toujours
Je suis mort pour l'amour des Sirènes
Les séductrices fatales, les filles de la mer, les reines
Aussi traitresses que la mer
Entre les rêves et les chimères

Leurs sublimes chansons portées par leurs voix
Ont caressé le cœur que j’avais en moi
La mer de velours noir bercée par leurs voix
Les Sirènes ont chanté pour moi
Et sachez que si la mer est salée
Cela est dû aux larmes des Sirènes en mal d'aimer.

 

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10 mai 2014

Le papillon

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Le papillon

Naître avec le printemps, mourir avec les roses,
Sur l'aile du zéphyr nager dans un ciel pur,
Balancé sur le sein des fleurs à peine écloses,
S'enivrer de parfums, de lumière et d'azur,
Secouant, jeune encore, la poudre de ses ailes,
S'envoler comme un souffle aux voûtes éternelles,
Voilà du papillon le destin enchanté!
Il ressemble au désir, qui jamais ne se pose,
Et sans se satisfaire, effleurant toute chose,
Retourne enfin au ciel chercher la volupté!

(Alphonse de Lamartine)

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08 mai 2014

Bonne nuit à tous les enfants !

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18 avril 2014

Poèmes Pâques

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Œufs de Pâques

Voici venir Pâques fleuries,
Et devant les confiseries
Les petits vagabonds s’arrêtent, envieux.
Ils lèchent leurs lèvres de rose
Tout en contemplant quelque chose
Qui met de la flamme à leurs yeux.

Leurs regards avides attaquent
Les magnifiques œufs de Pâques
Qui trônent, orgueilleux, dans les grands magasins,
Magnifiques, fermes et lisses,
Et que regardent en coulisse
Les poissons d’avril, leurs voisins.

Les uns sont blancs comme la neige.
Des copeaux soyeux les protègent.
Leurs flancs sont faits de sucre. Et l’on voit, à côté,
D’autres, montrant sur leurs flancs sombres
De chocolat brillant dans l’ombre,
De tout petits anges sculptés.

Les uns sont petits et graciles,
Il semble qu’il serait facile
D’en croquer plus d’un à la fois ;
Et d’autres, prenant bien leurs aises,
Unis, simples, pansus, obèses,
S’étalent comme des bourgeois.

Tous sont noués de faveurs roses.
On sent que mille bonnes choses
Logent dans leurs flancs spacieux
L’estomac et la poche vides,
Les pauvres petits, l’œil avide,
Semblent les savourer des yeux.

 

Marcel Pagnol

 

 

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08 avril 2014

Belles images de Dragons

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